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Question orale de l’honorable député Monsieur Abdou Saïd Mdahoma sur la défaillance du système éducatif public

Le député Monsieur Abdou Saïd Mdahoma s’est adressé au ministre de l’éducation nationale Dr Takiddine Youssouf lors de la session des Questions orales aux aux membres du gouvernements du 26 mai 2022 au sujet de la défaillance du système éducatif public

 

Comme vous le savez monsieur le Ministre, l’éducation est le moteur, la garantie du développement humain et de la transformation intégrale d’un pays. Donc, l’éducation est la clé du progrès, malheureusement, les écoles publiques paient les conséquences d’un système éducatif presque en faillite. Tenant compte des récents résultats des examens nationaux 2020-2021, cela prouve que le système éducatif public est défaillant. Pour illustrer notre amer constat, on peut noter que : - Plus de 40% des candidats aux épreuves à l'entrée en 6e ont échoué - 76% des candidats aux preuves du BEPC ont échoué. - 62% des candidats aux épreuves du baccalauréats ont échoué, - Le peu des admis, 70% viennent des écoles privées. - Plus de 25% des écoles publiques n'atteignent pas la sixième - Dans tout cela, 40% du budget de l'Etat est alloué à l'éducation nationale.

Questions: Partagez vous avec moi ce constat d'une défaillance du système éducatif est défilant malgré les efforts fournis par l'Etat? L'application de la loi sur l'Orientation de l'éducation nationale adoptée en 2020, et promulguée par le décret n°21‐005/PR du 30 janvier 2021 ne serait pas un des moyens à même d'apporter des solutions fiables à cette défaillance du système éducatif public?

Réponse aux questions orales des députés de la part du ministre de l’éducation nationale Dr Takiddine Youssouf

Je suis d’accord avec vous pour dire que l’éducation et la formation sont les moteurs pour réussir le développement économique et social de notre pays.

C’est vrai notre système éducatif est confronté à de nombreux problèmes.
Mais on ne peut dire  » qu’il est en faillite ou dans une situation lamentable ».

Il comporte certes de nombreux points positifs et certains facteurs négatifs et de dysfonctionnement
Parmi ces facteurs qu’il faut améliorer, c’est le renforcement de la qualité de notre enseignement pour augmenter les taux de réussite à nos examens nationaux, diminuer les redoublements et les abandons scolaires.
Vous avez évoqué des taux de réussite de 50% à 60% à l’examen d’entrée en 6ème, de 35% au BEPC et de 30 à 35% au Baccalauréat.
Ces taux reflètent les niveaux réels de nos élèves.
Pour les augmenter, il faudra que ces élèves se mettent au travail et soient plus sérieux durant leurs études.
La situation de la pandémie COVID-19 aussi a contribué à ces résultats insuffisant.

La loi sur l’orientation de l’éducation adoptée et promulguée en janvier 2021 est appliquée correctement.

Nous sommes confiant car c’est vrai l’Etat comorien investit beaucoup dans ce secteur et de nombreux partenaires sont disposés à nous aider à travers des projets de développement ( coopération françaises, Union européenne, UNICEF, Banque Mondiale, UNESCO, etc

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